Diffusion d’une enquête sur le centre d’expérimentation de Sourches

Diffusion d’une enquête sur le centre d’expérimentation de Sourches

Le centre d’expérimentation de Sourches est mis en cause dans une enquête de L214. Le groupe Avril déplore la manipulation d’images montées, tournées de nuit à des fins sensationnalistes. Cela, dans le cadre probable d’une intrusion dans un centre pourtant régulièrement ouvert au public : la ferme a accueilli ces dernières années des milliers de visiteurs (chercheurs, journalistes, étudiants, éleveurs, politiques, ONG…).

Cette nouvelle enquête à charge entend dénoncer un procédé dit de « fistulation », utilisé depuis longtemps en recherche animale.

Au sein du centre d’expérimentation de Sourches, ce procédé aujourd’hui utilisé sur 6 vaches, fait l’objet de recherches devant permettre la mise en place de pratiques alternatives.

Dans le cadre de ce procédé, une canule d’une quinzaine de centimètres et fermée par un clapet, a été placée sur leur flanc et permet à un agent habilité d’accéder à l’un des quatre estomacs de la vache, appelé le rumen. Ce procédé est utilisé dans le monde entier exclusivement à des fins de recherche. Il s’accompagne d’un suivi vétérinaire extrêmement rigoureux et représente à l’heure actuelle l’unique solution permettant d’étudier la digestion des protéines végétales. Cette analyse est essentielle à de nombreux progrès en élevage et permet notamment d’améliorer la santé digestive de millions d’animaux, de réduire l’usage d’antibiotiques en élevage et de réduire les émissions de nitrates et de méthane liées à l’élevage.

En France, ce procédé est encadré par la réglementation et fait l’objet d’une autorisation du ministère en charge de la Recherche. Au sein du centre d’expérimentation de Sourches, il fait également l’objet d’un avis éthique délivré par le Comité d’éthique en expérimentation animale des Pays de la Loire, composé de vétérinaires, d’experts en recherche animale et de représentants de la société civile.

Au-delà de la réglementation, et parce qu’il s’agit d’un acte invasif, le centre d’expérimentation de Sourches est engagé depuis plusieurs années dans une démarche volontaire, guidée par le principe dit des « 3 R » :

  1. Remplacer – Les essais in vivo sont remplacés au maximum par des méthodes alternatives (modèles informatiques ou in vitro). Par exemple, le centre d’expérimentation de Sourches est le premier en France à avoir mis au point une technique utilisant du rumen artificiel.
  2. Réduire – Les essais sur animaux restent à ce jour nécessaires (notamment pour produire des données de référence et ainsi aider au développement des méthodes alternatives). Le centre mobilise le minimum d’animaux en optimisant les bâtiments d’élevage et les analyses statistiques, et a réduit de moitié le nombre de vaches concernées par ce procédé en 10 ans.
  3. Raffiner – Ce dernier volet vise à utiliser des méthodes pour limiter toute douleur, angoisse ou stress éventuels des animaux durant l’essai. Cela passe notamment par une mise à l’herbe de 2 mois chaque année.

Le centre d’expérimentation de Sourches s’engage à diffuser et appliquer ces principes des « 3R » dans l’ensemble de ses activités de recherche sur les filières animales, notamment en impulsant une dynamique de développement des essais in vitro et une meilleure utilisation prédictive des données historiques et d’élevage. Son objectif est de remplacer d’ici à 2025 l’essentiel des tests sur animaux par des méthodes alternatives.

 

Contacts :

Anaïs CALONNE, agence MAARC
anais.calonne@maarc.fr / 01 40 07 54 64