Sofiprotéol a accru son chiffre d’affaires de 12% en 2012

Sofiprotéol a accru son chiffre d’affaires de 12% en 2012

Sofiprotéol a accru son chiffre d’affaires de 12% en 2012, à 7,3 milliards d’euros, et a préservé ses résultats grâce à la croissance à l’international qui a compensé en partie la baisse structurelle du biodiesel.  

Le chiffre d’affaires des activités industrielles de Sofiprotéol a augmenté de 12% en 2012, à 7,3 milliards d’euros, grâce, essentiellement, à l’acquisition de Lesieur Cristal et au renchérissement des matières premières. L’EBITDA (estimé) a résisté  à 240 millions d’euros, un niveau comparable à celui de 2011, dont 170 millions réalisés par le Pôle végétal et 70 millions pour le Pôle animal. Les effectifs du groupe sont passés de 6 490 fin 2011, à 8 000 collaborateurs fin 2012.

Le Pôle végétal de Sofiprotéol a enregistré des résultats contrastés selon ses métiers. Saipol, filiale spécialisée dans la trituration, a amélioré ses marges, même si ses volumes ont souffert du manque de graines. Lesieur a tiré profit du succès de ses produits d’origine France, dans un marché de l’huile alimentaire mature, peu propice à la répercussion de la hausse du prix des matières  premières auprès des consommateurs. La filiale marocaine Lesieur Cristal, acquise début 2012, a enregistré une progression de ses résultats.

En revanche, Oleon et Novance dans l’oléochimie, et surtout Diester Industrie dans le biodiesel, ont fortement souffert de la concurrence accrue des produits à base d’huile de palme. Si les volumes globaux dans le biodiesel se maintiennent grâce à un redressement de la production en France, les résultats ont pâti de la concurrence déloyale des importations d’esters à base d’huile de palme et de soja, provenant d’Indonésie et d’Argentine. En 2012, le biodiesel n’a représenté que 8% de nos résultats alors qu’il représentait encore plus du quart de l’EBITDA global en 2011.          

De son côté, le Pôle animal a réalisé des résultats de qualité, grâce à une contribution positive de toutes ses filiales. L’amélioration des résultats du Pôle animal s’explique en particulier par le redressement de la branche Œufs, après une année 2011 difficile, et une résistance de la branche Porc. Quant aux bénéfices de la branche Volaille, ils sont entamés par les pertes des sites repris au groupe Doux qui nécessitent des investissements importants de remise à niveau.

Dans son métier financier de Banque de développement, Sofiprotéol s’est montré très active, en doublant le montant de ses engagements, avec 75 millions décaissés en 2012, contre  36 millions l’année précédente. Présente de l’amont agricole à l’aval industriel de la filière, la Banque de développement a pris notamment, une participation dans De Sangosse, un acteur important du marché des agrofournitures et dans Pollen, premier producteur européen de colza érucique.  Elle a également investi 4 millions d’euros dans le groupe coopératif Advitam. Enfin, la Banque de développement a participé au rachat de la part des minoritaires de Glon Sanders. Tous fonds confondus, la Banque de développement accompagnait, fin 2012, 140 entreprises employant 60 000 collaborateurs.

89 millions d’euros d’investissements industriels en France en 2013

En 2012, le groupe a réalisé 117 millions d’euros d’investissements industriels, dont 92 millions en France. En 2013, Sofiprotéol les augmentera de près de 40%, à 163 millions, dont 89 millions consacrés aux sites industriels français.

Ainsi, le site de Bassens (Gironde), bénéficiera entre 2012 et 2013 de 50 millions d’euros d’investissement, permettant de construire une unité de décorticage de graines, une chaudière de biomasse et de nouvelles unités de conditionnement d’huile alimentaire.  A Saint-Brice-en-Coglès, (Ille-et-Vilaine), les investissements se poursuivront en 2013, dans l’abattoir de porcs d’Abera, portant à 10 millions le montant consacré à ce site en 3 ans. Par ailleurs, 5 millions seront investis dans la branche Volaille, présente en Bretagne et dans le Centre, soit 95 millions consacrés à cette branche en une décennie. Enfin, 18 millions vont être investis en 2013 dans les sites français de Nutrition animale.

Le plan stratégique CAP 2018 mis en œuvre dès 2013

L’exercice 2013 va être marqué par la mise en œuvre du Plan stratégique CAP 2018, qui vise à porter  l’EBITDA à plus de 400 millions en 2017 en augmentant le chiffre d’affaires à 8,9 milliards d’euros. La Banque de développement prévoit d’investir 200 millions d’euros durant cette période.

Dans le Pôle végétal, la mise en œuvre de ce plan s’est déjà traduite, début février, par l’évolution du partenariat de Diester Industrie International avec le groupe Bunge visant à mettre en cohérence les sites d’estérification et de trituration. Par ailleurs, en Roumanie, la filiale Expur a signé, début février, un accord avec Cargill pour une reprise partielle d'actifs incluant les marques d'huile Untdelemn de la Bunica et Olpo. Dans le Pôle animal, Sogeval, filiale spécialisée dans la pharmacie vétérinaire, a acquis, le 12 février, en Grande Bretagne, Alstoe Ltd Animal Health, un laboratoire  commercialisant des produits vétérinaires pour les animaux de compagnie et animaux d’élevage.

Le plan CAP 2018 vise à renforcer l’excellence opérationnelle, conforter les places de leader en France, poursuivre nos efforts dans l’innovation et accélérer l’internationalisation, le tout en privilégiant une stratégie de filière.

 « Ce plan stratégique doit permettre au groupe de poursuivre son développement, dans un environnement qui restera marqué par le prix élevé des matières premières agricoles, la maturité des marchés européens, la concurrence des produits à base de palme et un contexte défavorable au développement des biocarburants en Europe » a déclaré Jean-Philippe Puig, Directeur Général de Sofiprotéol.